Le musée d'uniformes
 

Une collection unique à Hermenches

Ce petit village de la Broye vaudoise, à quelques  kilomètres de Moudon, sur la rive gauche de la Bressonne abrite une des plus extraordinaires et des plus riches collections d’uniformes de notre pays.

M. Georges Bulloz en est le créateur et propriétaire. Il possède près de 2'400 uniformes complets dont 80 sont présentés sur des mannequins.

Le joyaux de cette collection est une tenue d’un ambassadeur suisse dont le plastron est brodé de fil de métal doré. Une pièce rare, dont le poids total avoisine quarante kilos. Accompagnant cette tenue, le bureau de cet ambassadeur. Ce meuble splendidement ouvragé, trône dans le salon.

Vous y trouverez également quelques pièces historiques de choix, par exemple :
Un costume d’huissier de la Confédération côtoyant un de l’Etat de Vaud,
Un garde pontifical du Vatican, un uniforme de soldat bernois du temps de Davel, ainsi qu’une multitude d’uniformes de notre armée couvrant la période de 1850 à nos jours.

Quant aux armes, elles figurent en bonne place et permettent d’apprécier l’évolution des fusils et des baïonnettes dont nos soldats étaient dotés.

Au-delà de l’exposition de l’uniforme militaire, le maître des lieux n’a pas oublié les autres corps constitués.

Vous aurez un plaisir tout particulier à vous rappeler ou à découvrir l’habillement et l’équipement des facteurs, des employés CFF, des pompiers sans oublier les forces de l’ordre, gendarmerie et polices municipales de notre canton.

Là également, M. Bulloz n’a pas ménagé sa peine et vous serez surpris par le nombre de pièces de qualité appartenant à ces corps de métier.

 

Le portait du conservateur

Georges Bulloz est un enfant de la région. Né en 1942, il est maintenant à la retraite. Avant cela, il travaillait comme intendant au Bâtiment administratif de la Pontaise. C’est dans ces lieux, qui étaient l’ancienne caserne militaire de Lausanne, qu’il a commencé à collectionner les pièces d’uniformes.

C’est dans sa maison villageoise que Georges Bulloz a installé lui-même son Musée de l’uniforme.

Comme il n’y réside pas, la visite n’a lieu que sur rendez-vous.

Pour les visites

La visite de ce monde merveilleux de l’uniforme est à la disposition du public, sur rendez-vous.

La visite est commentée de manière complète et précise. Elle est gratuite, néanmoins pensez aux frais d’entretien des uniformes, une crousille vous attend à la sortie.

Prendre contact par téléphone 021  647.06.34 (le soir uniquement) ou au 079 212 69 35

Voici la nouvelle plaquette de présentation en format .

 

Références

  
 

Article publié dans 24heures du 11.01.2005

Un musée de l’uniforme en rase campagne. / Photo Jean-Paul Guinnard

Un musée de l’uniforme en rase campagne

Près de 4000 costumes de militaires, de policiers, de pompiers, de cheminots ou de facteurs: Georges Bulloz présente, dans sa ferme, une collection de fort belle tenue.

La petite commune d’Hermenches, au-dessus de Moudon, n’a plus d’auberge, plus d’épicerie et plus de poste. Mais elle a un musée! Dédié aux six corps constitués du Pays de Vaud et de la Confédération, ce dernier présente quelque 4000 uniformes réunis, en un quart de siècle, par Georges Bulloz. Revenu s’établir dans son village natal, depuis sa récente retraite, l’ex-intendant du Bâtiment administratif de la Pontaise (l’ancienne caserne militaire) à Lausanne, ne ménage pas ses efforts pour mettre en valeur sa collection. Selon son propriétaire, il s’agit «d’une des plus riches du pays», de par sa variété et de par le fait qu’elle a été rassemblée par un privé.
«Ma plus vieille tenue date du XVIIe siècle. Mais, en principe, pour ne pas trop me disperser, je me concentre sur la période qui va de 1850 à 1950», précise le maître des lieux. Et d’ajouter: «Rien que dans l’armée suisse, onze changements de tenue sont survenus en un siècle.»
De la forme du col au coloris du tissu, en passant par les matériaux utilisés pour les galons ou les épaulettes et le nombre de boutons, ces modifications sont parfois à peine perceptibles à l’œil nu. C’est en s’appuyant sur la littérature spécialisée — notamment des brochures éditées par les musées militaires — que Georges Bulloz parvient à dater ses pièces.
Aussi des accessoires
et des documents
Dans la grange d’Hermenches, les pièces sont présentées, par thèmes, sur des mannequins, des bustes ou des cintres. D’abord les militaires puis, plus haut, les pompiers, les gendarmes, les policiers et, enfin, les facteurs et les cheminots. Ici et là, de nombreux accessoires et autres documents complètent la partie vestimentaire: des coiffes, des baïonnettes, des mousquetons, des machines à écrire ou des téléphones. Dans un local récemment aménagé en bureau, on trouve encore quelques pièces de choix: un costume d'huissier de la Confédération qui côtoie un autre, de l'Etat de Vaud, un uniforme de garde pontifical du XIXe siècle et une tenue d’ambassadeur, au plastron brodé de fil de métal doré.
«C’est en découvrant, sur un trottoir, une tenue militaire de 1898 que j’ai débuté ma collection. Je trouvais dommage que ça parte à l’incinération», se souvient Georges Bulloz. Dons de particuliers, reprises de collections et nombreux achats dans les bourses et les brocantes: ce passionné consacre, depuis, «toutes ses économies et tout son temps libre» à son Musée de l’uniforme. «Chaque automne, j’utilise ainsi 25 litres de produits pour traiter mes costumes et les protéger contre les mites.»
Si, en valeur incendie, le contenu de son musée est taxé à plus d’un million de francs, en raison de son intérêt historique, ce dernier coûte beaucoup plus que ne rapportent les quelques dizaines de visites annuelles. Mais l’adage est bien connu: «Quand on aime, on ne compte pas.»
UTILE Une partie de la collection de Georges Bulloz sera visible à la Brocante de Bulle, à l’Espace Gruyère, les 28, 29 et 30 janvier. De 10 h à 21 h (dimanche 18 h). Le musée est ouvert sur rendezvous. Tél. 021 647 06 34 (soir) ou 079 212 69 35. Visite commentée gratuite. Crousille à la sortie.

FRANCIS GRANGET

Article publié dans La Liberté du 16.01.2004

Les tenues officielles sont un véritable dada pour Georges Bulloz, depuis qu'il en a trouvé une sur un trottoir lausannois. ALAIN WICHT

Derrière la porte d'une grange, plus de deux mille uniformes

 

Hermenches · Georges Bulloz collectionne des tenues officielles depuis 30 ans. Il en possède 2400 et doit constamment aménager sa maison pour les mettre en valeur.

 

Joëlle Challandes

 

Proche voisine de Moudon, la petite commune d'Hermenches compte 300 âmes. Elle abrite un château du XVIIe siècle transformé en EMS, une société de gymnastique féminine et organise chaque année une fête du tir. Rien de très original jusqu'ici. Mais elle recèle aussi une incroyable caverne d'Ali Baba: une des plus extraordinaires et des plus riches collections d'uniformes du pays, soit quelque 2400 tenues dont la plus ancienne date de 1850.

L'heureux propriétaire de ce musée privé s'appelle Georges Bulloz. Comme son père, il a appris le métier de menuisier. Les affaires n'étant pas très bonnes, le jeune homme a quitté Hermenches pour Lausanne, où il a décroché une place d'intendant à l'ancienne caserne militaire de la capitale vaudoise. Aujourd'hui, l'avenue des Casernes 2 est devenue le bâtiment administratif de la Pontaise, siège de l'administration militaire vaudoise. Et Georges Bulloz, par ailleurs adjudant, travaille toujours dans la maison.

 

COLLECTIONNEUR-NÉ

L'Hermenchois a attrapé le virus de la collection et ne s'en est jamais défait. Il n'y a pas que les uniformes qui le font courir les brocantes. Il y a aussi les timbres-poste. Mais les tenues officielles sont un véritable dada, depuis qu'il en a trouvé une sur un trottoir lausannois. «En voyant ce bel habit, je me suis dit qu'il ne fallait pas le laisser perdre! C'est comme ça que j'ai commencé.»
Aujourd'hui, il en connaît un rayon. «Entre 1850 et 1950, les uniformes de l'armée suisse ont changé neuf fois de couleur et de formes. Depuis 1950 jusqu'à aujourd'hui, cinq fois.»
En plus des uniformes militaires, Georges Bulloz possède des tenues de pompiers, de gendarmes, de facteurs, de cheminots et de musiciens de fanfare. Un univers décalé semble s'être installé dans la grange de la maison familiale. A l'entrée, des dizaines d'yeux de mannequins observent la surprise du visiteur curieux. Plus loin, les tenues et leurs accessoires se succèdent. Vieux téléphones, trophées, affiche originale de la Mobilisation, casques, armes... «J'aime les uniformes car il s'agit d'un matériau vivant qu'on peut mettre en scène», explique le propriétaire. Son uniforme le plus rare, donc le plus précieux, c'est celui d'un ambassadeur suisse, au plastron brodé de fil de métal doré, qui pèse près de quarante kilos!

 

une poignée de passionnés

Ses premières acquisitions, il les a mises dans le salon. Puis, de fil en aiguille, il a fallu réaménager la grange. Aujourd'hui, il prépare une quatrième pièce pour désengorger les trois étages remplis. «J'y passe tous mes week-ends et jours de congé. Entre le dépoussiérage et la pose d'un produit antimites (presque 30 litres chaque année!), c'est beaucoup d'investissement en temps et en argent.» Mais quand on aime, on ne compte pas. Grâce à des connaissances, au bouche-à-oreille et à d'innombrables promenades dans les brocantes, la collection de l'intendant grandit, encore et encore. En Suisse romande, il estime qu'ils sont une petite dizaine à entretenir la passion des uniformes suisses. «On se complète entre nous. Souvent, on obtient des lots complets d'accessoires.»
A 62 ans, Georges Bulloz se réjouit d'être retraité pour aménager son musée et y accueillir des visiteurs.  JCh

Pour découvrir les uniformes de Georges Bulloz, prendre rendez-vous le soir au 021 647 06 34. Informations sur www.hermenches.ch